Le microphone est un outil
plutôt unique utilisé pour amplifier les sonorités acoustiques. Comme avec tous
les outils, cela requiert une habileté spéciale pour l'utiliser selon son plus
grand potentiel, spécialement lors d'applications vocales. En tant que
techniciens de son, nous avons besoin de comprendre ces techniques et d'être
disponibles pour aider ceux qui peuvent ne pas les avoir pleinement développées.
Nous allons passer à travers les pièges les plus communs et discuter comment
nous pouvons surmonter ces difficultés. Les microphones tenus à la main demandent que le chanteur applique certaines
techniques pour s'assurer d’une douce livraison. Une mauvaise utilisation
courante est reliée avec la distance entre le microphone et la bouche du
chanteur. Le tenir trop près va produire un choc exagéré au niveau des
fréquences basses, tandis que le tenir trop loin va demander de monter
l'amplification de la console et le résultat sera un son brouillé.
La première ligne de défense contre ces inconsistances de volume vient de
l'interprète. Savoir quand se reculer pour des passages forts et se rapprocher
pour des sections plus douces demande de la technique. Essayez et observez ceux
dans votre groupe qui peuvent avoir besoin de travailler dans ce secteur et
offrez des suggestions amicales ainsi que des encouragements utiles.
De plus, vous pouvez vérifier ces niveaux de son en utilisant des processeurs de
signaux comme un compresseur, un limiteur et un module d'expansion. Ces outils
vont aider à garder le volume moyen consistant en augmentant ou diminuant
automatiquement certains niveaux, toutefois, ils ne vont pas remplacer le besoin
d’une bonne technique de microphone. Rien ne peut remplacer cela.
Un autre dilemme qui va ajouter un fardeau sur les épaules de n'importe quel
technicien de son est ce bruit énervant "Ps". Il est quelquefois difficile pour
un chanteur de ne pas fortement prononcer ces syllabes, ce qui provoque des
expressions explosives, spécialement au moment où la livraison du message
s'intensifie. La première option pour alléger ce problème est de réduire les
fréquences basses, généralement celles de 100 Hz (cycles par seconde) et plus
basses, à travers un égalisateur de fréquences.
Il n'y a pas vraiment de contenu dans la voix humaine qui est en dessous de
cette étendue alors cela ne va pas altérer les caractéristiques ou la qualité de
ce qui est entendu. Si cela à lui seul ne produit pas l'effet désiré, essayez
d'utiliser un filtre pour le vent sur la tête du microphone. Il est important de
sélectionner un filtre fait de matériel léger et aéré, autrement, cela peut
enlever les fréquences supérieures en rendant le son de la voix terne ou
étouffé.
Le bruit de manutention des microphones et le grondement de la scène qui est
transmis à travers le pied du microphone n'ont jamais été prévus au programme.
Tel que décrit précédemment, réduire les fréquences basses par un égalisateur de
fréquences peut aussi apprivoiser le bruit provenant d'un microphone tenu à la
main ou monté sur un pied.
Réduire davantage le bruit provenant du montage sur un pied peut être accompli
en utilisant un montage anti-choc. Cela remplace le support conventionnel de
microphone avec un adaptateur qui sépare le microphone du pied. Cela est
accompli en suspendant le microphone à l’aide de matériel élastique, qui absorbe
toutes les vibrations conduites par le pied lui-même.
Un autre moyen de réduire le bruit externe est d'utiliser un module de seuil
sonore (noise gate). Cet appareil externe agit comme un interrupteur, mettant le
microphone hors circuit jusqu'à ce que le volume d'entrée dépasse un certain
seuil déterminé par le technicien, normalement ajusté au niveau de la voix
parlée.
Cela nous amène à ce redoutable mot dans le vocabulaire de n'importe quel
technicien, la rétroaction ou feed-back. Si le prédicateur ou l'interprète
s'approche trop près de la face d'un haut-parleur, la rétroaction résultante a
un mystérieux effet sur l'assistance. Chacun tourne sa tête avec un regard
éclatant en arrière vers l'emplacement de la console. C'est à ce moment que nous
sentons le besoin de faire un signe avec les mots "ce n'est pas moi"... ou
l'était-ce ?
C'est de façon ultime notre responsabilité de nous assurer que nous ne nous
trouvons pas dans cette position. Encore, enseigner les interprètes fait
beaucoup dans ce scénario. Si possible, essayez de positionner les haut-parleurs
principaux en face des microphones de façon à ce qu'il n'y ait pas d'angle de
vision entre la tête des microphones et la face de la boîte des haut-parleurs.
Comme vous pouvez l'avoir deviné, il y a un appareil pratique pour ce genre de
situation qui est appelé le "Destructeur de Rétroaction" (Feed-back Destroyer)
fait par Behringer International (http://www.behringer.com)
avec un prix de liste de 249.99$. Cette unité détecte automatiquement les
rétroactions et atténue les fréquences offensantes avec peu ou pas de coloration
du son.
Finalement, il y a un autre outil utile qui vaut la peine d'être mentionné
appelé "Diminution de toux" (Cough Drop) fabriqué par Pro Co (http://www.procosound.com)
avec un prix de liste de 55.44 euros. C'est un interrupteur de pied qui permet à
l'interprète de fermer temporairement le microphone pendant qu'il tousse. C'est
particulièrement utile avec un microphone lavalier (micro-cravate) ou un
microphone porté à la tête, là où les utilisateurs ne peuvent facilement
s'éloigner de leur microphone.
Une aide sur les microphones est
accessible sur ce site en cliquant ici